Ibrahim SHAHDA
(1929-1991)


Ibrahim Shahda

Ibrahim Shahda, né en Egypte le 2 octobre 1929 à Al-Azizya, entre en 1947 à l'école des Beaux-Arts du Caire où il travaille avec le professeur français Pierre Beppi-Martin. Il termine ses études en 1952, et trois ans plus tard, remporte le prix dédié à son professeur, mort l'année précédente. Il organise sa première exposition et décide alors de partir pour la France.

Il arrive à Paris et s'inscrit comme élève libre aux Beaux-Arts, mais se retrouve totalement seul et presque sans ressources. Une amie l'invite alors à vivre dans le sud de la France, à Carpentras. Là, Shahda peint, montre son travail (Avignon, Galerie Arlette Chabaud, 1958) et remporte le Prix de peinture du Festival d'Avignon avec "La femme en noir", aujourd'hui conservé au Musée Calvet. Il obtient également la même année le Prix de peinture de la ville d'Aix-en-Provence. Une nouvelle exposition, présentant aussi des œuvres de son ami Paul Surtel, a lieu à Carpentras (Chapelle du Collège) en 1960.

Mais il n'est pas satisfait, et choisit de retourner à Paris où il travaille dans la solitude de 1962 à 1964. Une exposition est organisée en 1964 à nouveau à Carpentras (Musée Lapidaire). Il visite l'Italie, va en Bretagne en 1965-1966, puis retourne en Provence, même s'il passe plusieurs étés en Bretagne.

Shahda visite ensuite la Belgique, les Pays-Bas, l'Espagne et à nouveau l'Italie, et présente ses œuvres dans plusieurs expositions à Avignon (Galerie Ducastel en 1966, 1971, 1974 et 1975), Carpentras (1967, Musée Lapidaire; 1972, Hôtel de Ville), Paris (1969, Centre Culturel d'Egypte; 1971, Galerie Lucy Krohg), Marseille (1974).

En 1975, une dernière exposition se déroule à la Galerie Ducastel, juste après la disparition de l'ami et galeriste Philippe Ducastel. Shahda découvre alors qu'il est gravement malade. Ceci va renforcer à la fois son acharnement à travailler et son isolement. Deux expositions importantes sont organisées à Carpentras en 1981 (Musée Duplessis et Chapelle du Collège) et en 1984 (La Charité).

De 1985 à 1991, malgré le cancer et le traitement associé, il continue de peindre avec ce sentiment d'ugence qui n'appartient qu'aux grands artistes. Il meurt le 28 août 1991 à Aix-en-Provence.

Des expositions posthumes sont organisées à Carpentras (1993, Chapelle du Collège), Alès (1994, Musée Municipal), Jonquières (1995, Château de Malijay), Saint-Rémy-de-Provence (1998, Galerie Doudou Bayol), Vaison-la-Romaine (1998, Ferme des Arts), Paris (1998, Centre Culturel d'Egypte), Avignon (1999, Espace Cloître Saint Louis), Malaucène (2000, Chapelle du Grozeau), Limoges (2003, Galerie Artset), Carpentras (2006, Chapelle du Collège), Paris (2009, Galerie Polad-Hardouin), Marseille (2011, Galerie Anna-Tschopp), Aix-en-Provence (2011, Galerie Ardital), Montpellier (2012, Galerie de l'Ecusson) et Ajaccio (2013, Lazaret Ollandini, Musée Marc Petit).

Des toiles et pastels ont également été montrés lors d'expositions de groupe, à Aixe-sur-Vienne (Centre Culturel Jacques Prévert) en 2001 & 2003 sur le thème "Au delà du corps", à côté de tableaux de Francis Bacon, James Ensor & Zoran Music, à Paris en 2007 (Galerie Idées d'artistes) sur le thème "La part d'ombre" & 2011 (Galerie Polad-Hardouin) pour "Flashback", et à l'Abbaye d'Auberive en 2012 pour "Instinct' Art".

Le musée Calvet d'Avignon possède 2 toiles de Shahda, qui est également présent dans les collections de l'Abbaye d'Auberive.

Ibrahim Shahda

Ibrahim Shahda

L'œuvre de Shahda - principalement peinture à l'huile et pastel - inclut une impressionnante collection de portraits et particulièrement d'autoportraits, mais également de nombreux paysages et natures-mortes. Son art, maîtrisé, puissant, original, a des liens clairs avec d'autres grands peintres.

Au fil des années, j'ai été en contact avec de nombreux amateurs d'art et galeristes enthousiasmés, qui comparent Shahda à Bacon, Music ou Soutine pour ne donner que les noms qui reviennent le plus souvent. Tous, même les nombreuses personnes qui n'avaient jamais entendu parler de Shahda avant sa mort trop précoce, sont frappés par la puissance, la modernité et en même temps l'intemporalité de son œuvre. J'ai reçu aussi des messages de personnes vivant en Europe et en Amérique et qui ont connu l'homme, et parmi celles-ci voici les souvenirs d'Angelika, qu'elle a eu la gentillesse de partager.

Je voudrais remercier : Anita pour son amitié et sa gentillesse, Angelika pour avoir partagé documents rares et souvenirs, Yves Gnaegy de la Galerie Anna-Tschopp, Michael Hall de la Galerie Ardital, Juliette & Jean-Pierre Rossignol de la Galerie de l'Ecusson et enfin Marc Petit, François Ollandini, Jean & Nino du Lazaret Ollandini, Musée Marc Petit.

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MAJ 2014-10-25    Copyright © Michel ENKIRI