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Ibrahim Shahda, né en Egypte, entre en 1947 à l'école des Beaux-Arts du Caire où il travaille avec le professeur français Beppi Martin. Il termine ses études en 1952, et trois ans plus tard, remporte un prix et organise sa première exposition. Il décide alors de partir pour la France. Il arrive à Paris, mais se retrouve totalement seul et presque sans ressources. Une amie l'invite à vivre dans le sud de la France, à Carpentras. Là, Shahda peint, montre son travail et obtient deux prix à Avignon et à Aix. Mais il n'est pas satisfait, et choisit de retourner à Paris où il travaille dans la solitude de 1962 à 1964. Il va en Bretagne en 1965-1966, puis retourne en Provence. |
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Shahda présente ses oeuvres dans plusieurs expositions à Avignon (1966, 1971, 1974 et 1975), Carpentras (1967 et 1972), Paris (1969 et 1971), Marseille (1974). En 1975, il découvre qu'il est gravement malade. Ceci va renforcer à la fois son acharnement à travailler et son isolement. Deux expositions importantes sont organisées à Carpentras en 1981 et en 1984. De 1985 à 1991, malgré le cancer et le traitement associé, il continue de peindre avec ce sentiment d'ugence qui n'appartient qu'aux grands artistes. Des expositions posthumes sont organisées à Carpentras (1993), Alès (1994), St-Rémy-de-Provence (1998), Vaison-la-Romaine (1998), Paris (1998), Avignon (1999), Malaucène (2000) et Carpentras (2006). Le musée Calvet d'Avignon possède 2 toiles de Shahda. |
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L'oeuvre de Shahda - principalement peinture à l'huile et pastel - inclut beaucoup de portraits et particulièrement d'autoportraits, mais également de nombreux paysages et natures-mortes. Son art, maîtrisé, puissant, original, évoque facilement les oeuvres d'autres grands peintres. |